Petit Air (II)
Stéphane Mallarmé
Indomptablement a dû Comme mon espoir s’y lance Éclater là-haut perdu Avec furie et silence, Voix étrangère au bosquet Ou par nul écho suivie L’oiseau qu’on n’ouït jamais Une autre fois en la vie. Le hagard musicien, Cela dans le doute expire Si de mon sein pas du sien A jailli le sanglot pire Déchiré va-t-il entier Rester sur quelque sentier!
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